Consciente depuis une dizaine d’année que je pouvais être mon plus grand bourreau, j’avais un peu laissé passer sous le radar cette vérité qui m’est revenue avec intensité en ce début d’année.
Témoin de ma propre violence
J’approfondis de jour en jour ma pratique de la Communication NonViolente® pour devenir formatrice certifiée et, mi-février, j’ai choisi de participer au stage A-certif « Philosophie et méthodologie » : quatre jours pour baigner dans la source originelle de cette pratique qui m’a permise d’envisager ma vie sous un autre angle depuis 2015.
Avant de m’inscrire, je me mettais déjà une pression de dingue, digne de celle que je pouvais ressentir avant une rentrée des classes : Suis-je prête ? Ai-je le niveau ? Quel sera celui des autres participants ? Ne serai-je pas trop à côté de la plaque ?
Et puis je me suis inscrite, en dernière minute, en étant confiante que j’apprendrai ce que je serai prête à recevoir. Et cela n’a pas loupé. Lors d’un exercice, il nous a été donne l’opportunité de partager un point de l’enseignement de Marshall Rosenberg en ayant un espace pour recevoir des « retours nourrissants ». J’ai fait le triste constat qu’il y a avait un fossé énorme entre ce que les autres pensaient de ma prestation et ce que je me disais intérieurement : les critiques non-constructives ne venaient que de moi. Deux salles, deux ambiances.
Les mots que j’emploie
À la suite de ce stage, j’ai participé à un atelier proposé par Arnauld Decraene pour découvrir la Gestalt dans le cadre de Coach Around The World, une association de coaching solidaire dont je fais partie pour rendre accessible la pratique du coaching au plus grand nombre.
Lors de cet atelier, nous avons été invités à nous pencher sur le récit de notre vie pour conscientiser notre couleur d’accompagnant, ce qui nous rend unique. L’exercice était simple : prendre un moment seul pour trouver les points saillants de notre histoire puis les partager à une autre personne et écouter comment notre parcours a raisonné chez lui.
Au moment du reflet, mon binôme-miroir m’a dit : « Contre quoi tu te bats ? » et je suis restée coi. Aucune réponse à donner. Seul le souvenir de la croyance portée par ma maman qu’« il faut se battre dans la vie ».
Grâce à cet exercice, j’ai pris la mesure que les vieilles habitudes ont la peau dure et que j’avais besoin de plus de délicatesse dans les mots que je m’adresse.
Non-violence bien ordonnée commence par soi-même
Il y a peu j’ai relu ce qu’il y avait écrit sur ma page d’accueil du site et sur mon profil linkedin : « j’utilise la douceur au quotidien pour accompagner les individus et les collectifs ». À la lecture du mot « douceur », j’ai souri de ma dissonance. Et puis récemment, j’ai entendu un adage : « on ne peut être meilleur enseignant que dans le domaine où on a incommensurablement besoin d’apprendre ».
Aujourd’hui, je suis consciente que je me suis construite sur de la violence et que j’y ai laissé quelques plumes. Néanmoins, une de mes compagnes d’évolution m’a invitée à voir ma violence comme de la puissance, de l’énergie de vie concentrée et cela me soutient dans mon élan de la transformer et d’accompagner mes clients à en faire de même !
Pour aller plus loin
Je vous recommande de lire au moins le chapitre dédié à la « parole impeccable » des quatre accords toltèques.
Bon cheminement à vous !
Pour être tenu.e au courant de toutes mes propositions d’accompagnements individuels ou collectifs, inscrivez-vous à ma newsletter !
#intelligenceemotionnelle #intelligencerelationnelle #cnv #regulationemotionnelle #coaching #communicationconsciente #emotions #communicationnonviolente

Laisser un commentaire