Il suffit d’une sonnette d’alarme, d’une goutte d’eau qui va faire déborder le vase, pour que nous statuons à un instant donné que « trop c’est trop » et que nous ouvrions enfin les yeux pour voir une possibilité d’évolution vers une vie qui nous convient pleinement.
Ne pas connaître l’éveil conduit à la confusion
Lao Tseu
Choisir de se mettre debout
Quand le réveil sonne vous avez deux choix : l’ignorer et continuer à dormir ou l’arrêter et vous mettre debout.
Début d’année 2014, je touche le fond, je ne peux plus ignorer cette sonnerie stridente qui m’entête et alimente un mal-être qui me suit au quotidien : manque de sens dans mes actions professionnelles, souffrance au sein de l’équipe dans laquelle j’évolue, surengagement vis-à-vis de mon employeur… Bref, la bonne élève que j’étais, malgré tout ce qu’elle pouvait faire n’obtenait aucune marque de reconnaissance et s’épuisait à petits feux.
J’étais une véritable éponge émotionnelle : tout ce qui se passait autour de moi, notamment les plaintes de mes collègues, ne faisaient qu’alimenter mon bouillonnement intérieur… jusqu’à la critique de trop, « la goutte de trop », celle qui a fait déborder mon vase et qui m’a conduit dans le cabinet du Docteur G., psychologue du travail.
Reconnaître sa part de responsabilité
Mes rendez-vous avec le Docteur G. ne m’ont pas apporté de solution miracle mais grâce à eux, j’ai fait une découverte majeure à 31 ans : j’ai appris ce que voulait dire « prendre sa part de responsabilité », et c’est là qu’à vraiment commencer mon cheminement personnel vers une meilleure connaissance de moi.
Lors du premier rendez-vous, je me souviens avoir été « seulement » écoutée. À la fin de celui-ci, elle m’a proposé un exercice d’observation pour apporter des faits à mes ressentis. Au suivant, ayant gagné en clarté, elle pris un papier, un stylo et schématisa, en une ligne, l’enseignement suivant : chacun est responsable de 50% de chacune de ses relations. Pas plus, pas moins.
Une relation, m’expliqua t’elle, est comme un trait entre deux personnes, séparée au milieu par un point. Chacune des personnes est responsable d’un demi-trait qui va de l’extrémité du trait jusqu’au point médian. Pour une relation donnée, si la personne « nous touche », si nous sentons qu’elle va au-delà de ce point médian, c’est que nous n’avons pas pris pleinement soin des 50% de la relation qui nous étaient impartis.
Cela peut faire un choc : j’ai une responsabilité vis-à-vis de ce qui m’arrive. La bonne nouvelle, en d’autres termes, c’est que j’ai donc des leviers d’action à ma portée pour faire évoluer la relation. Oui mais comment ? Être accompagné.e, lire, se former… à chacun.e de trouver la recette qui lui convient !
Retour vers le passé
Aujourd’hui, je retombe sur une note : « Dr G, 27 mars 14h ». Je me souviens de ces rendez-vous avec elle. Malheureusement, je ne me souviens plus de son visage. Elle m’aura offert de l’écoute et des outils pour soutenir mon questionnement. Cela m’a permis de gagner en clarté sur ce qui s’est passé et j’ai, pas à pas, pris pleinement ma part de responsabilité.
Ne cherche pas dans l’océan ce que tu peux trouver dans une goutte d’eau
Anne-Sophie Salaun
De l’autre côté de la goutte
Et si, cette goutte d’eau ne faisait pas que faire déborder le vase ? Si elle était porteuse d’un message à décrypter pour nous aider à cheminer vers ce qui nous fait vibrer ?
Je ne sais pas si Docteur G. a eu conscience de son impact dans ma vie, alors, par ce post, je souhaite lui dire de tout coeur : merci.
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